- Interview de Benjamin BALL, un des responsables de l'opération, quelques jours avant le "No Sarkozy day":
Monday, March 29, 2010
"No Sarkozy Day": beaucoup de bruit pour rien ?
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Wednesday, March 24, 2010
Manifestation interprofessionnelle du 23 mars
Retrouvez le reportage sur RTL Témoins.
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Saturday, March 20, 2010
Monday, January 11, 2010
Comme le corbeau, le renard et la musaraigne
Publié par Le Collectif à 6:18 PM 2 commentaires
Sunday, November 29, 2009
Tuesday, November 24, 2009
De l'emploi du latin : quelques considérations sur la valeur et les usages d'une langue morte

« J’étais conscient de chacun de mes pas.
Ils sonnaient sur le sol, comme l’écho de l’euphorie
indescriptible que l’on éprouve à être un homme »,
Carlos Castaneda, L’herbe du diable et la petite fumée
« Vulnerant omnes, ultima necat », avions-nous écrit en titre de notre dernier billet au lendemain de la mort de Claude Lévi-Strauss. Cette locution latine, dont la traduction serait : « Toutes blessent, la dernière tue », et qui correspond à l’inscription traditionnelle sur les cadrans des Heures, a fait l’objet d’un commentaire extrêmement révélateur. « C’est vrai que la citation était un peu too much... » Il convient d’ajouter que ce commentaire a été écrit après que nous ayons nous-mêmes changer la citation en un « Farewell » plus sobre. Deux observations : le commentaire ayant eu lieu après la modification, nous sommes en droit de penser qu’auteur et commentateur ont eu le même réflexe, et que le commentaire n’est donc que la formulation visible du changement de titre effectué par l’auteur. Pour le dire autrement : auteur et commentateur ont ressenti la même chose (que nous tenterons de définir ultérieurement) face à la même phrase, ce que le texte du commentaire résume parfaitement bien, et c’est pourquoi nous l’avons changé par la suite.
Publié par Le Collectif à 3:20 PM 2 commentaires
Monday, November 23, 2009
M. Propre
Publié par Le Collectif à 3:50 PM 0 commentaires
Wednesday, November 04, 2009
Farewell
" La nuit où nous tâtonnons est trop obscure pour que nous n'osions rien affirmer à son sujet : pas même qu'elle est destinée à durer", Claude Lévi-Strauss, Tristes Tropiques
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Sunday, November 01, 2009
Donoma ("le-soleil-est-là", tribu des Omahas)
Publié par Le Collectif à 7:33 PM 3 commentaires
Tuesday, October 20, 2009
Friday, October 09, 2009
Wednesday, June 17, 2009
Sunday, March 29, 2009
Extrait Journal de terrain: Des considérations sur la culture, parade d’ouverture de Lille 3000.

« Tu seras solitaire parce que la culture est aussi une prison »
Aldous Huxley
Samedi 14 mars. À 19 heures, le centre de Lille est noir de monde. Sur la rue Faidherbe, les poupons démoniaques trônent sur leurs autels de béton. Des ballons illuminés flottent sous la bise et éclairent par intermittence les visages des gens. On se presse sur les marches de l’Opéra, le long de la rue des Manneliers, autour de la Grand Place. On joue des coudes, on se fraie un chemin parmi la masse, on se bouscule gentiment, l’heure est à l’émerveillement. Puis, la gare s’enflamme, des jets de feu bondissent au-dessus de l’horloge tandis qu’un mannequin gigantesque tout droit sorti de Métropolis commence à se frayer un chemin au milieu de la foule. Les appareils photo crépitent, chacun y va de son gadget pour immortaliser la scène. Des chars forment la suite du cortège : musiciens ambulants dignes du No Smoking Orchestra de Kusturica, acrobates suspendus aux mailles d’une énorme boule en mâchefer, percussionnistes tambourinant à plusieurs mètres d’altitude. Les bâtiments, éclairés de pastels multicolores, brillent dans la nuit : l’Opéra se drape de reflets lilas, la vieille bourse d’éclats mauves, la déesse de la Grand Place de feux follets indigo. Les façades de La Voix du Nord et du Furet du Nord étincellent sous les éclairages bleutés des projecteurs, tandis que le dernier char, celui de la Turquie, se faufile vers la rue Nationale. Debout dans un coin, un gros DJ chauve mixe sur ses platines. Les enceintes crachent de la musique électronique, de lourdes basses tressautantes, à peine masquées par une mélodie d’oud ou de luth qui tente de donner une note orientale à la prestation. Devant le DJ, une danseuse orientale se trémousse sous les vivats de la foule, accrochée à un des quatre poteaux du char. On est censé y voir l’Orient, je n’y vois qu’un certain Orient, celui de l’Occident.
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Sunday, March 01, 2009
Docteur Folamour, une approche constructiviste du tabou nucléaire

Réalisé en 1964 par Stanley Kubrick, Docteur Folamour ou : comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer la bombe est révélateur de la prépondérance du tabou nucléaire au sein de la société américaine au début des années 60. Satire de la guerre froide, dénonciation de l’incompétence politique et militaire, caricature d’un régime qui a recyclé au plus haut niveau de son état-major d’anciens scientifiques nazis, le film de Kubrick permet aussi une analyse des représentations culturelles liées à l’arme atomique dans l’Amérique post-Kennedy. Dans cette analyse, il s’agira d’illustrer le concept de tabou en matière nucléaire, c’est-à-dire selon le schéma du bottom-up(depuis la société civile aux organes politiques), et de le circonscrire à une œuvre culturelle afin d’en établir la fonctionnalité. En appliquant l’interdit sur un support que nous croyons être représentatif d’un cadre culturel, nous postulons en faveur d'une démonstration qui ne cantonne pas simplement le nucléaire à une question relevant du gouvernement mais bien de la société dans sa globalité. Nous verrons ainsi que le tabou, contrairement à une approche traditionnelle, n’est pas le monopole d’un groupe restreint (qui l’activerait ou le désactiverait en fonction de ses intérêts), mais bien un ensemble de croyances partagées par des individus et qui, présentement, explique la diffusion massive d’une valeur morale jusqu’au plus haut sommet de l’état, alors que celui-ci tentait justement de s’en prémunir.
Publié par Le Collectif à 5:00 PM 145 commentaires
Thursday, February 12, 2009
Monday, January 05, 2009
Wednesday, December 10, 2008
Tuesday, November 25, 2008
Sunday, November 23, 2008
Wednesday, November 05, 2008
Ma rue
Ma rue n’a aucune prétention. Elle est terne et grise et un puis un peu vieille, peut-être. On y trouve ce qu’on peut y trouver dans n’importe quelle rue un peu sale de n’importe quelle ville pas vraiment propre. Des bouts de choses, des bribes de rien un peu grasses qui sans doute dissimulaient les rondeurs d’une viennoiserie quelconque. Des mégots jonchent le bitume, certains brûlés jusqu’au goudron, d’autres tout juste fumés, du bout des lèvres. On y croise des rebus en formes d’anagrammes, des tessons de bouteilles quelque peu mystérieux, des runes cachées sous des emballages lyophilisés, des énigmes insolubles, comme le destin de cette chaussure sans lacets. On y voit des petites histoires faméliques, sevrées au silence, comme celle de la façade du numéro 22.
Certains regardent ma rue d’en haut, accoudés au balcon, d’autres la regardent de haut, dressés sur l’asphalte, car elle peut être triste, pauvre, chiche, mal fagotée, malheureuse, sans doute. On la piétine, on la foule de mille et un pas sans jamais y laisser la moindre empreinte, on l’emprunte pour aussitôt bifurquer à droite ou à gauche, vers le boulevard ou l’artère. Ma rue est un lieu de passage, une obligation que la ville impose au piéton, presque par procuration. On en suit le dessin, rectiligne et droit, comme découpé au cordeau dans un bout de goudron, qui sépare un immeuble d’un autre, une rive d’une autre. Entre ces deux horizons, une langue : le macadam. Idiome étrange aux voyelles écorchées et aux consonnes caduques, on s’y éraille facilement la glotte quand on y évoque le pavé.
Publié par Le Collectif à 9:42 AM 2 commentaires





