Tuesday, April 22, 2008

Ecriture Automatique: "Et puis"

Et puis
Et puis vint la langueur
Et puis
Et puis avale ta semence pour voir si elle a le goût du désir

Et puis
Et puis les idiomes en fleurs
Et puis
Et puis un mot cache une rose

Et puis
Et puis l’eau se trouble
Et puis
Et puis sauve-toi tout seul

Et puis
Et puis je ne suis pas prophète
Et puis
Et puis la terre est une guapa ventrue



Et puis
Et puis les formes ne sont pas feuilles papiers ciseaux
Et puis
Et puis la plume est fanée

Et puis
Et puis je l’aime un peu, beaucoup
Et puis
Et puis oui à la folie, passionnément

Et puis
Et puis Morrison ne chante plus
Et puis
Et puis moi-même j’ai une cigarette dans la gorge

Et puis
Et puis Alice tu sais il y des merveilles ailleurs
Et puis
Et puis je suis une bête ponctuelle

Et puis
Et puis j’essuie les carreaux de ma chemise
Et puis
Et puis ce n’est pas de la soie juste de la peau

Et puis
Et puis je ne serais jamais un autre
Et puis
Et puis tout juste moi

Et puis
Et puis j’ai les mots en bandoulière
Et puis
Et puis j’en fais des châteaux en Espagne

Et puis
Et puis mon frère
Et puis
Et puis c’est encore de la poussière que j’ai dans les veines

Et puis
Et puis la vie n’est pas si laide
Et puis
Et puis je l’ai beaucoup aimé tu sais

Et puis
Et puis peut-être faut-il que maintenant
Et puis
Et puis tu me regardes mais

Et puis
Et puis tu en as des regrets
Et puis
Et puis le bonheur à son prix

Et puis
Et puis même l’ombre brille en été
Et puis
Et puis l’horizon n’a point de suspension

Et puis
Et puis j’ai des putains dans l’âme
Et puis
Et puis la Volga n’est pas un fleuve

Et puis
Et puis j’écris pour toi camarade
Et puis
Et puis si je meurs ce sera ainsi

Et puis
Et puis une épitaphe n’est rien qu’une phrase
Et puis
Et puis peut-être que je n’ai point virgule

Et puis
Et puis l’écriture
Et puis
Et puis des mots tachés de possible

Et puis
Et puis la littérature est une plainte adressée à l’usure
Et puis
Et puis les fils ne sont pas souvent prodigues

Et puis
Et puis les maux de la discorde
Et puis
Et puis deux cordes tendues sur l’infini

Et puis
Et puis goûte ta semence
Et puis
Et puis tu me regarderas enfin dans les yeux

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