Tuesday, February 20, 2007

(sans titre)

2 Comments:

Anonymous said...

J'aime la simplicité de cette évolution. On se rapproche d'une idée. Deux ouvriers pendant la pause par exemple. En comparaison à d'autres évolutions qui en figurent plusieurs dans des pauses fantaisistes, ici les deux sont assis, simplement. Un effet miroir et une attente qui nous questionne. Dommage que les masques soient peu apparents.

Flo said...

Ce n'est pas tant la simplicité (que j'apprécie à sa juste valeur) mais les possibilités qu'engendre cette photo qui me séduit. Le champ est fermé bien sur, exercice oblige, pourtant le hors-champ m'apparait ici tout aussi important que ce que l'on voit dans le cadre.

Le spectateur est en effet "coincé" par trois éléments du décor (la poutre & le trou en angle droit) mais la photo présente des brèches, des lignes de fuite. Regard tourné vers le hors-cadre, aperçu de la Seine qui file et dos tourné d'un des personnages à l'objectif. Il semble y avoir autre chose au-delà de la photo, que la prise de vue choisie valorise. Et j'ai l'impression très vive que l'ensemble de la scène est construit de cette manière, tant au niveau du rendu (pas de réel différence entre le plafond et le sol - l'un se mélange à l'autre et vice-versa) qu'au niveau de l'ambiance générale (impression voyeuriste par le trou au plafond tout en ne voyant rien finalement car tous les regards sont tournés vers l'extérieur). Ainsi, ce que l'on ne voit pas est tout aussi représentatif que ce que l'on voit.

Si l'on se rapproche d'une idée, on est en tout cas de plein pied dans une sensation dont la singularité parait être la représentation de l'irreprésentable (puisqu'absent du champ). Je trouve le tout très riche, très intéressant et très vivifiant.

s